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mercredi 31 août 2016

Il est bon, parfois de se rafraîchir la mémoire

Je vous invite à lire ou à relire ce long article de l'ACRO qui faisait le point le 15 mars 2015 sur les difficultés de Tepco et malheureusement la complexité de la tâche pour venir à bout de la catastrophe.

18 mois plus tard, les difficultés sont toujours là, la contamination de l'environnement augmente, par des rejets massifs pendant les travaux sur le réacteur 3.  Cela explique en partie, le retard pris sur les travaux des autres réacteurs.
Les maladies des enfants de Fukushima sont loin d'être terminé (même si certains professeurs prêchent pour l'arrêt des examens !!!)
Enfin, une filière d'exportation de poissons et fruits de mer contaminé a été démantelée...

Tout va bien...

mercredi 17 août 2016

Personne n'endosse la responsabilité de l'accident nucléaire

Le témoignage d'un paysan japonnais à lire absolument.



Tarukawa Kazuya

 Texte de de HORI Yasuo du 21 juillet 2016 traduit de l'espéranto par Paul SIGNORET et Ginette MARTIN.

Est-ce que quelqu'un imagine, en France,  un instant que cela se passerai mieux chez nous ? Ce sont des témoignages comme celui-là qui montre la vérité.

mardi 16 août 2016

Ils font des bêtises et c'est autres de payer pour résumer la demande

Tepco a décidé de demander au gouvernement japonnais de prendre en charge le coût du démantèlement





Le 28 juillet 2016, Tepco a annoncé qu’ils décidaient de demander au gouvernement japonais une aide financière pour le démantèlement. Ils envisagent aussi de demander au gouvernement de participer financièrement aux indemnisations et à la décontamination.
Selon le plan initial de Tepco, Ils ont prévu 1 trilliard (1 000 000 000 000) de yens pour le démantèlement de la centrale de Fukushima et un autre ensuite. Cependant, la durée du démantèlement est estimée à 30 ~ 40 ans et son coût total devrait dépasser les 2 trilliards de yens.
Le coût de la production électrique au kWh devrait être calculé en incluant le démantèlement mais le coût de l’électricité nucléaire n’est pas publié par le gouvernement japonais.

Liens de la demande de Tepco, lire le détail dans le .pdf qui accompagne cette page.

Il y a une petite note de Fukushima-diary qui me plait bien :
" Minimisez au départ et ajoutez doucement l’information pour que personne ne la remarque. Tout faire pour empêcher le troupeau de s’échapper. C’est leur stratégie."


lundi 15 août 2016

La préfecture de Fukushima refuse la construction de sarcophages à la centrale nucléaire de Fukushima

Le 15 juillet 2016, la préfecture de Fukushima a refusé au METI (Ministry of Economy, Trade and Industry = Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie) de construire un sarcophage autour de la centrale de Fukushima.



Le réacteur 3 après son explosion

 2 jours plus tôt, la Nuclear Damage Compensation and Decommissioning Facilitation Corporation (= Corporation de facilitation du démantèlement et des indemnisations) a publié un nouveau plan de démantèlement pour la centrale de Fukushima. Dans ce nouveau plan, comme pour la centrale nucléaire de Tchernobyl, il est proposé de construire un sarcophage autour des bâtiments des réacteurs.
M. Uchibori, gouverneur de la préfecture de Fukushima l’a officiellement refusé au gouvernement japonais en lui demandant, au lieu de faire un sarcophage, de retirer les débris des combustibles nucléaires et de les mettre ailleurs que dans la centrale nucléaire de Fukushima.
Le gouverneur a déclaré que construire un sarcophage à Fukushima est “inacceptable”. La préfecture de Fukushima devrait alors abandonner l’idée de faire revenir ses habitants et ça contribuerait aussi à alimenter les “rumeurs malveillantes”.
M. Takagi, vice-ministre du METI et dirigeant du Nuclear Damage Compensation and Decommissioning Facilitation Corporation s’est excusé, a affirmé n’avoir jamais envisagé de sarcophage et qu’il allait tâcher de terminer le retrait de tous les débris nucléaires de la centrale de Fukushima.


Article et traduction sont de Fukushima-Diary

Je pense que la situation de Fukushima et de Tchernobyl, est sensiblement différente : à Tchernobyl il y a très peu de fuite et la construction, de mon point de vue, n'était vraiment pas nécessaire, au moins dans la forme où il a été construit. Alors que les fuites des trois réacteurs de Fukushima sont encore massives.

samedi 13 août 2016

"Les vies sinistrées"

Cours extraits de la conférence de  Kurumi Sugita, chercheuse socio-anthropologue et présidente fondatrice de l’association « Nos Voisins Lointains 3.11 »

 Vous pouvez la lire ici

Le mensonge de l'état japonnais (ne croyez pas que ce serait différent chez nous) porte sur : 

- modification de la carte des zones interdites ;

- augmentation des doses pour les zones autorisées de 20 mSv/an ( c'est déjà beaucoup) à 50 mSv/an, en truquant les modes de calcul ;

 - mesures délégués aux habitants eux-même, comme cela l'état ne fera pas d'erreur ;

- modification des calculs des débits de doses ;

- des dépots de déchets un peu partout, là aussi entourés de sac de terre propre pour diminuer la dose à l'extérieur ;

- le seuil de recyclage de « déchet nucléaire » est de 100 Bq/kg. Cependant, le 30 juin 2016, le Ministère de l’environnement a officiellement décidé de pouvoir « réutiliser » les déchets au-dessous de 8000 Bq/kg ;

- le scandale d'incinérateur sauvage près des villages ;

- les procès contre Tepco, n'aboutissent pas ;

... et bien d'autres scandales


 

samedi 23 juillet 2016

Forme des rejets du césium pendant l'accident de mars 2011 (conférence de Yokohama juin-juillet 2016)

Les rejets de césium radioactif sous forme de microbilles de silice lors de l’accident de Fukushima-Daiichi de mars 2011 : extrait du rapport IRSN

 L’accident qui a eu lieu au Japon en mars 2011 a conduit à la fusion du cœur de trois réacteurs de la centrale nucléaire Fukushima-Daiichi et à des rejets radioactifs importants dans l’environnement, notamment de césium radioactif.


Durant la conférence de géochimie Goldschmidt organisée du 26 juin au 1er juillet 2016 à Yokohama au Japon, des scientifiques japonais ont présenté des travaux faisant état de rejets de césium radioactif sous forme de microbilles de silice, confirmant une observation faite dès 2013.

L’IRSN publie aujourd’hui une note d’information qui examine les origines possibles des microbilles de silice contenant du césium radioactif rejetées lors de l’accident de Fukushima, leurs contributions aux rejets et dépôts dans l’environnement, et leur impact sanitaire.

Lire la note d’information de l’IRSN du 22 juillet 2016 : « Rejets de césium radioactif sous forme de microbilles de silice lors de l’accident de Fukushima-Daiichi » (pdf)

 

On notera la grande prudence des conclusions de l'IRSN :  il n'empêche que cette forme de contamination nouvelle, a un impact sanitaire, un de plus, qui est sous-estimé dans les évaluations actuelles.

lundi 4 juillet 2016

Le combustible fondu du réacteur 2

Tepco reconnaît que le combustible fondu s’est réparti en plusieurs endroits du réacteur 2



 images muons


Le 30 juin 2016, Tepco reconnaît que le combustible fondu s’est réparti en plusieurs endroits dans le réacteur 2.
Tepco a effectué une recherche en balayage aux muons avec le KEK (High Energy Accelerator Research Organization).
Tepco décrit les résultats de cette recherche en disant qu’il est hautement probable que la majeure partie des combustibles nucléaires fondus soient restés au fond du réacteur, à l’intérieur de ses structures. Ils ont aussi détecté une partie des combustibles fondus contre un mur du réacteur. Ceci signifie que le magma a éclaté en plusieurs morceaux, restés en différents endroits. Tepco ne précise pas le pourcentage de combustible fondu qu’ils ont pu détecter.
Tepco n’identifie pas non plus les endroits, donc on ne peut être certain que le combustible fondu soit entièrement resté dans l’enceinte pressurisée du réacteur ou en dehors dans l’enceinte de confinement principale.

Liens Newstimes
          Photos Tepco