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samedi 11 mars 2017

Retour forcé de la population

L'obstination de la reconquête

c'est le titre d'un article de l'ACRO et je suis d'accord avec ce point de vue.


Des centaines de sacs de terre contaminée à travers la zone

 
Masahiro Imamura, le ministre japonais de la reconstruction, a récemment comparé à un marathon la reconquête des territoires contaminés par l’accident nucléaire à la centrale de Fukushima daï-ichi en mars 2011, en précisant que « la reconstruction en est au trentième kilomètre ». Cela a provoqué l’ire des personnes concernées et des élus locaux qui ne voient pas le bout du tunnel. Le gouverneur de la province a tenu à rappeler que certaines zones évacuées n’ont même pas franchi la ligne de départ (source).
Cet épisode montre le fossé existant entre la perception du gouvernement central, qui voudrait tourner rapidement la page, et la réalité sur place. Lire la suite
Le plus terrible, c'est que les habitants qui ne reviendront pas ne seront plus indemnisés, un scandale. Pour les papys pas de problème, mais faire revenir des enfants dans ces zones est criminel.
 

samedi 4 mars 2017

Chiffres clés sur la catastrophe avant le 6ème anniversaire

A l’approche du sixième anniversaire de la catastrophe, voici quelques chiffres clé tels qu’ils apparaissent dans les médias et les sites officiels. Cet article sera mis à jour au fur et à mesure de leur apparition.

 

carte 2015

Je vous invite à lire l'article très complet de l'ACROnique de Fukushima, cela remet bien les choses en place, malgré l'omerta des autorités.

lundi 20 février 2017

Le robot scorpion est tombé en panne avant d’avoir atteint son objectif

TEPCo a envoyé le robot sasori (scorpion) dans l’enceinte de confinement du réacteur n°2


Le robot au départ de la mission

 selon la télévision publique NHK, il s’est arrêté d’avancer avant d’avoir pu atteindre son objectif situé sous la cuve. La compagnie a coupé le câble de transmission et a abandonné le robot sur place vers 15h. Il avait été inséré un peu avant 8h.
TEPCo a mis en ligne quelques images et une vidéo, ainsi que quelques explications techniques en anglais où il est fait mention d’une dose de 210 Sv/h, qui létale en peu de temps. La vidéo montre d’abord des tests de déplacement sur du gravier avant de montrer des images de l’enceinte et du robot qui mettent en évidence la difficulté de la tâche à accomplir.
 
Liens Tepco vers la vidéo 
                     explications techniques
Lien télévision NHK
 

mercredi 15 février 2017

Suite des explications sur le chemin du corium

Des analyses et explications des dernières images sur le réacteur 2 : un très gros travail, à lire absolument.



Ci-dessus, les restes du système des barres de contrôle

Toutes les informations sur le blog de Fukushima

Un grand merci à Pierre Fetet pour son travail.

mardi 14 février 2017

Fukushima la fusion ne fait que continuer

Traduction d'Helen Caldicott d’un article paru le 13/02/2017 dans Independant Australia. 


suite des images du réacteur 2 et du corium


Le Dr Helen Caldicott explique les photos (ci-dessus) prises par les robots des réacteurs nucléaires de Fukushima Daichii : les niveaux de radiation n’ont pas culminé, mais ont continué de répandre des déchets toxiques dans l’Océan Pacifique, mais c’est seulement maintenant que les dégâts ont été photographiés.
"Le récent rapport sur des mesures de radiations énormes dans l’Unité 2 de la centrale nucléaire de Fukushima Daichii ne signifie pas qu’il y a un sommet des radiations dans le bâtiment du réacteur. Tout ce qu’il indique, c’est que, pour la première fois, les Japonais ont été capables de mesurer l’intensité des radiations délivrées par le combustible en fusion, alors que chaque tentative précédente avait été un échec parce que la radiation est tellement intense que les composants du robot ont été fonctionnellement détruits.
La mesure est de 530 sieverts, soit 53 000 rems (Roentgen Equivalent for Man). La dose à laquelle la moitié de la population exposée mourrait est de 250 à 500 rems, donc c’est une mesure massive. Il est fort probable que si le robot avait pu pénétrer plus profondément à l’intérieur de la cavité, la mesure aurait été bien plus grande.
Ces faits illustrent pourquoi il sera à peu près impossible de "démanteler" les unités 1, 2, 3 car nul humain ne pourra jamais être exposé à une radiation aussi intense. Ce fait signifie que Fukushima Daichi demeure une tache diabolique sur le Japon et sur le monde pour le reste de l’histoire de l’humanité, situé comme il est sur des zones actives de tremblements de terre.
Ce que les photos prises par le robot révèlent, c’est que quelques-uns des soutiens structurels de l’Unité 2 ont été endommagés. Il est vrai aussi que les quatre bâtiments avaient été structurellement endommagés par le tremblement de terre initial il y a plus de cinq ans et par les explosions d’hydrogène consécutives, aussi s’il y avait un tremblement de terre supérieur à 7 sur l’échelle de Richter, il est très possible qu’une ou plus de ces structures s’effondre ; conduisant à une émission massive de radiations si le bâtiment s’effondre sur le cœur en fusion en dessous.
Mais les Unités 1, 2 et 3 contiennent aussi les piscines de refroidissement avec des barres de combustible extrêmement radioactif - 392 dans l’Unité 1, 615 dans l’Unité 2, 566 dans l’Unité 3 ; si un tremblement de terre venait à faire une brèche dans une piscine, le rayonnement gamma serait tellement intense que le site devrait être évacué définitivement. Le combustible de l’Unité 4 et des piscines de refroidissement a été enlevé.
Mais il y a plus à craindre. Lire la suite


vendredi 3 février 2017

Nouvelles images et mesures records de radiation dans le réacteur numéro 2

Réacteur n°2 : nouvelles images et niveau de radiation record

 
dépôts de corium et trou ? 

Tepco a pris de nouvelles images de l’intérieur de l’enceinte de confinement du réacteur n°2 à l’aide d’une caméra fixée au bout d’un tuyau qui viennent compléter celles du 30 janvier dernier :
  • Un premier assemblage de photos montre que la grille métallique de la plateforme située sous la cuve du réacteur est percée. Le trou, d’un mètre de diamètre environ, a probablement été percé par le corium en fusion qui s’écoulait de la cuve.
  • Le second assemblage de photos montre des dépôts qui pourraient être du corium durci.
Selon les médias japonais, des débits de dose record ont été estimés pat TEPCO à l’intérieur de l’enceinte de confinement : jusqu’à 530 Sv/h. Cela fait 530 000 mSv/h à comparer à la limite de 20 mSv par AN des travailleurs. Le démantèlement va être excessivement complexe à mettre en œuvre.

 Liens Tepco vers les photos

mardi 31 janvier 2017

Du combustible fondu sous le réacteur 2

Tokyo Electric Power (Tepco), l’opérateur de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima, au Japon, a découvert ce qui pourrait bien être des débris de combustible nucléaire au-dessous du réacteur n°2, l’un des trois qui avaient fondu lors de la catastrophe de mars 2011.

 
Barres d'uranium fondues ont peut être été retrouvées sous le réacteur num 2
 Pre-investigation results of the area inside the pedestal for the Unit 2 Primary Containment Vessel investigation at Fukushima Daiichi Nuclear Power Station

Des barres d’uranium fondues, hautement radioactives, sous le réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon… Si cette découverte était confirmée, elle marquerait un progrès de taille dans les efforts d’assainissement du site de la centrale dévastée, après des années d’errements, de retards et de rejet d’eau radioactive dans le Pacifique.
Elle pourrait notamment conduire Tepco à mettre au point des méthodes pour extraire ce dangereux combustible.

Un amas noir de matériaux

Tepco a détecté un amas noir de matériaux, directement sous le réacteur n°2, au cours d’une inspection par caméra menée lundi matin, mais il ne peut pour l’instant confirmer de quoi il s’agit, a déclaré ce lundi la chaîne de télévision publique japonaise NHK.
L’entreprise donnera des précisions lors d’une conférence de presse prévue ce lundi 30 janvier aux alentours de 09 h 30 GMT.
Tepco a progressé en retirant plusieurs centaines de barres de combustible usagé de l’un des bâtiments dévastés lors du tsunami du 11 mars 2011. Mais la société n’a pas, jusqu’à présent, déterminé où se trouvent les barres de combustible qui ont fondu dans les trois autres réacteurs endommagés de la centrale.


Liens : images de Tepco