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dimanche 18 février 2018

Chiffres clés pour le 7ème anniversaire de la catastrophe

A l’approche du septième anniversaire de la catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima, voici quelques chiffres clé tels qu’ils apparaissent dans les médias et les sites officiels.




Situation des réacteurs

Les travaux visent essentiellement à sécuriser les réacteurs accidentés qui sont encore menaçants. A proximité, les débits de dose sont tels que le temps de séjour doit être très limité, ce qui complique les travaux. Lire la suite de long article bien documenté sur le blog de Fukushima rédigé par l'ACROnique

lundi 5 février 2018

Les tribunaux donnent raison aux victimes

En 2017, 3 jugements ont été prononcés concernant les souffrances générées par l'accident nucléaire. Le 17 mars, par la Cour de justice de Maebashi (département de Gunma), le 22 septembre par le tribunal de Chiba (département de Chiba), et le 10 octobre par le tribunal de Fukushima.




À Fukushima, 3800 personnes accusent l'État et TEPCO. Le 10 octobre, 1000 personnes se sont réunies devant le tribunal. Elles ont poussé des cris de joie quand le verdict favorable a été prononcé. Le secrétaire général des plaignants a déclaré: «TEPCO a exploité des réacteurs mal entretenus et a provoqué l'accident. Il est coupable.


L'État et TEPCO ont essayé ensemble de cacher leur faute. C'est celle-ci que le tribunal a révélée. »

 De ces trois procès, celui de Maebashi était presque une victoire et celui de Fukushima une victoire parfaite pour les plaignants. Dans ces deux procès, on a augmenté les indemnités pécuniaires, mais la somme est restée trop faible. A Maebashi, 39 millions de yens (selon Boursorama 289 000 euros) pour 62 plaignants (630 000 yens en moyenne par plaignant, soit 4661 euros) et à Fukushima, 500 millions de yens ( 3 703 703 euros) pour 2907 plaignants (en moyenne 172 400 yens par personne, soit 1270 euros).


Lire la suite de l'article  dans cet article, il est aussi question du stockage de déchets, toujours aussi problématique et du démantèlement d'autres centrales japonaises.




dimanche 21 janvier 2018

Nouvelle recherche du corium dans le réacteur 2

 Une nouvelle investigation de 10 heures a été réalisée dans l’enceinte de confinement du réacteur 2 de Fukuishima Daiichi, selon un rapport rendu public par Tepco le 19 janvier 2018. Toutefois, Tepco n’indique pas la date de l’opération. Les images et les mesures ont été prises à l'aide d'une sonde de 13 mètres munie d'une caméra et d'un dosimètre. Tepco ne diffusera les mesures de radioactivité qu’ultérieurement.




Un long article du blog de Fukushima que je vous invite à lire ici

mercredi 3 janvier 2018

Des déchets radioactifs à perte de vue

Le vaste chantier de décontamination à Fukushima engendre une énorme quantité de déchets radioactifs. Les autorités en attendent 22 millions de mètres cubes après incinération des déchets organiques. D’ici 2021, 15,2 millions de mètres cubes devraient être entreposés « provisoirement » sur un site de 16 km2 qui entoure la centrale accidentée, sur les communes d’Ôkuma et Futaba. En attendant, ces déchets s’entassent un peu partout, parfois à perte de vue.



 L'Acronique de Fukushima a publié, il y a un peu plus d’un an, un reportage sur toute la chaîne de gestion de ces déchets, avec des photos et des vidéos. Greenpeace Japon vient de mettre en ligne des images de ces déchets vus du ciel : La première vidéo en japonais est visible sur Youtube, la seconde en allemand est visible ici.

 Une note en anglais de Greenpeace fait aussi le point sur les déchets radioactifs.

 La décontamination, presque terminée officiellement, sauf dans les zones dites de « retour difficile », ne concerne que les zones habitées qui deviennent des oasis au milieu des montagnes et des forêts qui couvrent 75% du territoire de la province de Fukushima. La décontamination de petites zones dans les territoires les plus contaminés est prévue pour ne pas rayer de la carte deux communes, même si les habitants ne rentreront pas. L’obstination de la reconquête, jusqu’à l’absurde.

lundi 27 novembre 2017

Le Japon s'apprête à inonder le Pacifique avec 1 million de tonnes d'effluent radioactif

Le Japon s'apprête à inonder le Pacifique avec 1 million de tonnes d'eau contaminée par la centrale de Fukushima.


 Le gouvernement japonais est pressé par des experts de rejeter progressivement de l'eau radioactive dans l'océan Pacifique ... L'eau est stockée sur le site dans environ 900 grands réservoirs complètement remplis et qui pourrait se déverser si une autre catastrophe majeure frappait le site. Le gouvernement a été supplié de donner l'autorisation de relâcher l'eau dans l'océan ... Les pêcheurs locaux sont extrêmement hésitants sur cette solution ... Fumio Haga, un pêcheur, a déclaré: "Les gens fuiraient le poisson de Fukushima dès que l'eau serait libérée".

Actuellement, la quantité d'eau radioactive à Fukushima continue de croître de 150 tonnes par jour.
 Les réacteurs sont irrémédiablement endommagés, et l'eau de refroidissement doit être constamment pompée pour éviter leur surchauffe.
Cette eau capte la radioactivité avant de s'échapper des chambres de confinement endommagées et de se rassembler dans les sous-sols ... «Notre effort de récupération jusqu'à maintenant s'effondrerait immédiatement si l'eau était libérée», a dit Yuichi Manome, fermier d'Iwaki.

4 articles repris par différents journaux depuis hier, vous pouvez les voir en cliquant ici.

samedi 25 novembre 2017

Que deviennent les migrants du nucléaire

L’explosion de la centrale nucléaire de Fukushima 1 le 11 mars 2011 a provoqué une grave contamination radioactive contraignant des dizaines de milliers de personnes à la fuite de leur domicile.



Source : ministère de l’Éducation et de la recherche japonais, septembre 2011.

 Parce qu’il prouve l’impossibilité de la gestion d’un accident nucléaire, le refuge n’est souhaité ni par les autorités nationales ayant opté pour une poursuite du nucléaire, ni par les autorités internationales. Si dans un premier temps, les autorités ont simulé l’aide au refuge, cette aide a été interrompue en avril 2017 simultanément à la réouverture à l’habitat d’une partie de l’ancienne zone d’évacuation afin de contraindre les migrants au retour à la vie dans les territoires contaminés. 

Un très long article, bien documenté, fait le point sur cette catastrophe, à la lumière de l'impact sur les habitants.  Il a été écrit par Cécile Asanuma-Brice, chercheuse en sociologie urbaine, Maison franco-japonaise Tokyo UMIFRE 19-CNRS / Laboratoire CLERSE, Université Lille 1. 
Vous pouvez le lire en entier, en cliquant ici.

dimanche 19 novembre 2017

Le mur de terre gelée autour des 4 centrales est terminé

Le mur de terre gelée est terminé.



Constamment, venant de la montagne voisine,  beaucoup d'eau s'écoule dans le terrain des quatre réacteurs et elle se charge de radioactivité. TEPCO doit pomper et mettre cette eau dans de grandes cuves. Auparavant, sur le terrain de la centrale nucléaire de Fukushima, c'était plein de verdure, mais on y trouve maintenant un millier de grandes cuves à eau. Résoudre ce problème est la chose la plus importante pour TEPCO.

   Pour cette raison, TEPCO a commencé à construire un mur de terre gelée de 1,5 kilomètre de long autour des 4 bâtiments des réacteurs. On a enfoncé 1568 tuyaux dans le sol, jusqu'à 30 mètres de profondeur, et à travers ces tubes, on fait circuler un liquide de refroidissement à -30 degrés, de sorte que le sol autour des tubes gèle et forme un mur. Jusqu'en mars 2016, TEPCO a construit 99% du mur et, le 22 août 2017, l'Autorité de sûreté nucléaire lui a permis de fermer la partie restante de 7 mètres de long.

  Cependant, l'efficacité de ce mur pour diminuer l'eau polluée est bien incertaine. En outre, TEPCO a besoin de 1500 millions de yens [11 millions d’euros] par an pour maintenir le mur en bon état et, de surcroît, les travailleurs devront être fortement exposés à la radioactivité. Beaucoup de gens craignent que TEPCO ne doive dépenser presque perpétuellement une telle somme sans beaucoup d'efficacité et ils lui recommandent d'explorer d'autres méthodes pour l'eau contaminée.


Lire l'article complet sur le blog de Fukushima